Actualités régionales

La chlamydiose chez le chat
23/07/2021

La chlamydiose chez le chat

La chlamydiose du chat est une maladie relativement fréquente, due à une bactérie , et qui provoque des atteintes principalement oculaires et conjonctivales. Ainsi jusqu’à 30 % des affections conjonctivales pourraient être causés par cette maladie. Il s’agit d’une maladie particulièrement contagieuse, pour autant l’agent bactérien est très peu résistant dans l’environnement. C’est donc principalement une maladie de groupe, que votre chat peut contracter auprès de ses congénères. Bien que les chats de tous âges puissent être infectés, la maladie est le plus souvent observée chez les jeunes chatons (5 - 12 semaines) et peut être persistante ou récurrente.   Comment se manifeste la maladie ? La bactérie, Chlamydophila felis, cause principalement une conjonctivite, infection et inflammation de la conjonctive. Cette membrane très délicate tapisse l’intérieur de la paupière et  recouvre et protège l’œil lorsque celui-ci est fermé, ainsi que la partie blanche de l’œil lui-même, la sclère.   Il s’en suit  un larmoiement très important, accompagnant un gonflement de la paupière qui devient rouge suite à l’inflammation, le larmoiement devient ensuite de plus en plus épais . Cet écoulement peut commencer sur un seul œil avant de gagner les deux. Ces symptômes apparaissent en général environ cinq jours après la contamination, et il est possible que le chat soit aussi atteint de symptômes respiratoires modérés  : éternuements, écoulements par les narines, accompagnés d’une légère fièvre, ce qui peut entrainer une légère baisse d’appétit. Il s’en suit une fermeture parfois complète de l’œil (blépharospasme), un inconfort évident et de la douleur. En l’absence de traitement, ces symptômes peuvent persister plus de deux mois et le chat atteint peut alors disséminer l’agent infectieux auprès de ses congénères. Si la bactérie provoque essentiellement des symptômes oculaires,  on peut également la retrouver dans les poumons, dans la muqueuse digestive, et aussi dans l’appareil génital, ce qui conduit à penser que ce pourrait être la cause de certaines infertilités chez la chatte.   Mon chat risque-t-il d’attraper cette maladie ? Les bactéries Chlamydia sont très fragiles et ne peuvent pas survivre longtemps dans l'environnement. L'infection se produit donc généralement par contact direct et la maladie est plus communément observée chez des chats vivant en groupe, par exemple dans des chatteries, des élevages de chats, ou chez des propriétaires possédant plusieurs chats ayant accès à l’extérieur. Ainsi, si votre chat sort et est susceptible d’entrer en contact avec des congénères, il peut contracter la chlamydiose. Ce sont surtout les très jeunes chatons qui sont les plus exposés.   Comment se fait le diagnostic et quel est le traitement ? Afin de pouvoir recommander un traitement spécifique et efficace, votre vétérinaire doit pouvoir poser un diagnostic de certitude, et notamment pouvoir écarter d’autres maladies dont les symptômes sont identiques (herpès virose, traumatismes, allergies, etc.) Une méthode simple consiste à faire un prélèvement de liquide lacrymal en raclant les larmes à la surface de la conjonctive et à mettre en évidence au microscope les signes d’une infection bactérienne. Toutefois, c’est en envoyant le prélèvement dans un laboratoire vétérinaire compétent que le diagnostic de certitude pourra être fait, avec la mise en évidence indirecte de la bactérie, par des techniques de diagnostic moléculaire. Le traitement est à la fois local et général, basé essentiellement sur l’utilisation d’antibiotiques. Si votre chat nécessite ce traitement, suivez-le scrupuleusement autant dans la fréquence des instillations oculaires que dans l’administration des antibiotiques oraux, en particulier dans la durée qui peut être assez longue (jusqu’à un mois). La prise de comprimés est rendue nécessaire par la dissémination dans l’organisme de la bactérie, qui si elle n’est pas éradiquée, peut se transmettre à d’autres chats. Les collyres ont également pour rôle de soulager la douleur locale et d’améliorer le confort du chat malade. Si un de vos chats est infecté, il est indispensable de le séparer des autres. Parfois il faudra aussi traiter tous les chats de la maison. Heureusement le pronostic est bon, et les séquelles sont rares. Le risque de transmission à l’Homme est extrêmement faible.   Peut-on vacciner contre la chlamydiose ? Il existe en effet un vaccin. Toutefois ces vaccins ne préviennent pas toujours l'infection, mais sont certainement utiles dans la prévention de la maladie clinique sévère. Leurs utilisations peut être recommandées dans des situations à haut risque, mais ne sont pas incluses systématiquement dans le programme vaccinal des chats. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire pour déterminer avec lui l’opportunité d’effectuer cette vaccination. On peut également envisager de vacciner les chats malades pour limiter la sévérité des symptômes.   Si votre chat présente des écoulements oculaires, et s’il manifeste un inconfort présente une fièvre modérée, éventuellement accompagnée d’un discret écoulement nasal, d’un appétit soudainement difficile, il est peut-être atteint de chlamydiose. Bien que cette maladie soit peu grave, elle est extrêmement contagieuse chez les chats vivant en communauté. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire.
Le Calopsitte ou Cockatiel (Nymphicus hollandicus)
16/07/2021

Le Calopsitte ou Cockatiel (Nymphicus hollandicus)

Cette perruche est originaire d’Australie . C’est un compagnon idéal qui demande du temps et de l’attention de la part de son propriétaire. Comment différencier le mâle de la femelle ?   Chez les animaux de phase « sauvage », les femelles et les jeunes présentent des barres transversales en face ventrale de la queue, alors que la couleur des plumes des mâles est gris uniforme . On dit aussi que la teinte rouge des joues du mâle est plus intense, mais cette distinction est plus subjective. Il existe de nombreuses mutations du plumage ; chez les oiseaux phasés, le mâle et la femelle sont parfois identiques. Pour les différencier, on peut réaliser un sexage par ADN sur une plume ou du sang, ou un sexage par endoscopie (petite caméra introduite dans le ventre de l’oiseau), à l’occasion d’une procédure médicale.   Alimentation conseillée :   Il est déconseillé de nourrir les calopsittes uniquement avec des graines. De même les « gâteaux pour oiseaux », à base de gras et de sucre (miel…) sont à proscrire. Les graines créent des carences en vitamines A, D, E, K, en calcium, en acides aminés essentiels (lysine, méthionine). Cela les prédispose aux infections respiratoires, diminue leur système immunitaire, peut provoquer des impactions et des abcès de la glande située au-dessus de la queue (glande uropygienne), et donne un plumage terne. Les femelles carencées en calcium peuvent faire des rétentions d’œufs potentiellement mortelles. Rappelons que les femelles peuvent pondre même en l’absence de mâle (comme les poules !). Il est conseillé de proposer tous les jours des légumes et des fruits variés aux oiseaux (lanières de carottes, morceaux de pomme, raisins…) et de les renouveler fréquemment dans la cage. La base de l’alimentation devrait être constituée de granulés complets pour oiseaux (équivalent de « croquettes » qui ressemblent à du biscuit). Il est plus difficile d’introduire cette nourriture si l’oiseau a été habitué à manger des graines (plus grasses, donc plus attirantes).   Soins préventifs :   Il n’y a pas de vaccin annuel obligatoire à faire chez les calopsittes. Toutefois, il est important de vérifier à l’achat que votre oiseau n’est pas porteur d’une bactérie transmissible à l’homme (chlamydophilose). Cette bactérie se détecte grâce à une prise de sang, qui peut être effectuée chez votre vétérinaire en même temps qu’un sexage. Certains oiseaux sont porteurs de virus et/ou de parasites contagieux pour les congénères. Il est important de dépister ces pathogènes si vous introduisez un oiseau dans une colonie, et d’effectuer une quarantaine d’un mois. Si vous décidez de faire reproduire vos oiseaux, assurez-vous que leur état de santé le permet. Il est conseillé de consulter un vétérinaire avant de se lancer dans la reproduction.
Le tétanos chez le chien
09/07/2021

Le tétanos chez le chien

Le tétanos est une maladie rare chez le chien. Il est dû à une bactérie appelée  Clostridium tetani , et plus particulièrement à une toxine que produit cette bactérie. La présence de bactéries seules ne cause pas de signes cliniques et la maladie se développe lorsque la bactérie, en l’absence d’oxygène, produit des spores qui vont « germer ». C’est donc à la faveur de plaies profondes , qui créent des conditions anaérobies (sans oxygène), qui en créant un environnement propice à ce phénomène, que le tétanos peut apparaitre. Les humains, ainsi que les chevaux sont très sensibles à cette maladie, et les chiens le sont dans une bien moindre mesure. Pour autant, même si elle est rare, cette maladie est grave et nécessite d’être prise en charge rapidement.   Comment et où un chien peut-il se contaminer ? Comme chez l’homme, c’est donc à la faveur d’une plaie que la contamination est possible. Les plaies profondes, ou plus facilement encore les plaies perforantes, du fait d’une très petite effraction de la peau, favorisent le milieu anaérobie. La contamination se fait à partir d’objets souillés,  par exemple avec des débris de terre (on parle de bactérie tellurique), ou de matières fécales animales comme le fumier (la bactérie peut se trouver dans les intestins des animaux de ferme ou des chevaux). La bactérie est particulièrement résistante à la chaleur, à la sècheresse et même aux désinfectants classiques, grâce à une forme de résistance qu’est la spore. Une des sources les plus fréquentes de contamination est donc une exploitation agricole ou un lieu où vivent des chevaux.   Comment se manifeste la maladie ? La période d’incubation varie de quelques jours à trois semaines après qu’une plaie, parfois quasiment invisible soit survenue. Les signes cliniques, neuromusculaires, peuvent affecter une seule zone du corps, comme par exemple de la rigidité musculaire sur un membre et se caractériser par une démarche raide. Au-delà, par voie nerveuse, la toxine peut atteindre des centres nerveux plus importants et créer des symptômes plus généraux, voire gagner le système nerveux central. Les symptômes sont alors eux aussi généraux, et le plus souvent très caractéristiques. Parmi les premiers signes, le chien a du mal à cligner de l’œil, et sa troisième paupière apparait de façon continue, donnant un regard particulier. Ensuite apparait un spasme musculaire au niveau de la mâchoire, le « trismus », une difficulté à la déglutition et une salivation intense empêchant la prise d’aliment solide ou liquide. Les spasmes musculaires de la face provoquent un rictus particulier, et chez les chiens à poils courts et oreilles tombantes, on note de façon évidente des plis de peau frontaux, liés à ces  spasmes des muscles, avec des oreilles dont le port devient particulièrement caractéristique, en arrière. On parle parfois de risus sardonicus  (rire sardonique !), pour caractériser ce faciès. La paralysie atteint également le pharynx, le larynx et les voies respiratoires. Les muscles thoraciques comme le diaphragme atteint, la respiration devient difficile, ce qui peut entrainer la mort par asphyxie. À ce stade la locomotion est particulièrement difficile, les membres sont raides et droits, le cou est allongé, la tête vers le haut et le chien peut tomber. Le chien devient hyperréactif à tous les stimuli externes (bruits sourds, lumière vive, etc.) C’est donc une maladie extrêmement grave, et tout symptôme évocateur doit immédiatement motiver une consultation en urgence !   Un traitement est-il possible ? Le traitement du tétanos est possible, mais il est d’autant plus efficace que la prise en charge est précoce. Les risques sont élevés, le pronostic vital est engagé, et la rémission des symptômes peut prendre plusieurs semaines. Cette prise en charge consiste à lutter contre la bactérie, en premier lieu en découvrant la « porte d’entrée » et en curant la plaie, et en second lieu en administrant au chien des antibiotiques. Toutefois les antibiotiques éliminent la bactérie, mais la toxine persiste et ses effets également. C’est l’utilisation d’un sérum antitétanique qui permet de la neutraliser en partie. Ensuite la prise en charge vise à limiter les symptômes et leurs effets éventuels. La paralysie spastique peut être levée avec des  myorelaxants, et pour limiter l’hypersensibilité (aux bruits, à la lumière, au contact), on peut être amené à utiliser des sédatifs . Dans les cas les plus sérieux, un soutien cardiorespiratoire s’impose, et une alimentation assistée est nécessaire. Il s’agit donc d’un traitement relativement long et lourd.   Quel est le pronostic ? Le pronostic est variable en fonction de chiens et du degré d’atteinte. Dans les cas d’atteintes localisées, prises en charge de façon précoce, la récupération est souvent complète au bout d’un mois environ. Dans les cas plus sévères (lorsque la locomotion est impossible), seule la moitié des chiens survit, la récupération est très lente, peut prendre des mois, et les séquelles sont fréquentes.   Pourquoi ne pas vacciner mon chien contre le tétanos ? Un vaccin existe en effet chez les animaux, couramment pratiqué chez les chevaux par exemple. Pour autant il n’est que rarement proposé par les vétérinaires pour les chiens. Ceci est dû en partie à la grande rareté de la maladie chez nos chiens, et également au fait qu’il est plus volontiers utilisé en traitement précoce associé avec le sérum, lorsqu’une plaie profonde a été occasionnée dans un lieu potentiellement souillé. Le vaccin permet de fabriquer des anticorps contre la toxine. Il peut être recommandé de vacciner votre compagnon s’il vit dans un milieu souillé, ou dans des endroits où des cas ont été rencontrés bien évidemment. N’hésitez pas à questionner votre vétérinaire à ce sujet, il vous informera sur le protocole vaccinal adapté.   Quelles mesures préventives ? Au-delà de la vaccination, c’est surtout la surveillance et la désinfection des plaies profondes qui est importante, pour autant qu’elles soient visibles. Les plaies doivent être abondamment lavées pour évacuer les débris terreux ou les contaminants, et une désinfection locale minutieuse entreprise par exemple avec des ammoniums quaternaires ou des dérivés iodés par exemple, car tous les antiseptiques ne sont pas efficaces contre la bactérie. En cas de plaie perforante, il est nécessaire de débrider la plaie (l’ouvrir), ce qui doit vous conduire impérativement à consulter rapidement votre vétérinaire. Dans tous les cas, au moindre doute, n’hésitez pas à prendre contact avec la clinique. Bien que le tétanos soit une affection très rare chez le chien, toute plaie souillée doit faire l’objet d’une désinfection rigoureuse. En effet, la maladie demeure grave, la guérison longue et les séquelles peuvent être importantes. Si votre chien a l’habitude de vivre dans un milieu potentiellement souillé par des déjections d’animaux de ferme ou des chevaux, n’hésitez pas à en parler avec votre équipe soignante.    
Les races de chiens
02/07/2021

Les races de chiens

Au fil des années, de nombreuses races de chiens ont vu le jour. En voici quelques-unes à travers ce quiz. Serez vous les retrouver ?! Chargement…
La gerbille ou mérione de Mongolie
22/06/2021

La gerbille ou mérione de Mongolie

Les gerbilles sont des petits rongeurs originaires d’Asie centrale, curieux, et actifs. La maturité sexuelle est atteinte entre 3 et 5 mois. La durée de gestation est de 24 jours et une gerbille peut avoir 7-10 portées par an de 3 à 7 petits. On comprend l’importance d’un sexage précoce et éventuellement de stériliser les mâles si l’on possède un couple. Chez les adultes, les mâles se reconnaissent facilement à leurs testicules de chaque côté de la queue, qui peuvent toutefois remonter dans l’abdomen.   Environnement La cage doit être aussi grande que possible, munie de hamac, de plateformes et de cachettes si possible. La litière ne doit pas être poussiéreuse pour éviter les problèmes de conjonctivites et les maladies respiratoires (« sore nose disease ») : on préfèrera les litières de chanvre et de copeaux de maïs à la sciure de bois. Un bain de sable (5 cm de profondeur) devrait être mis à leur disposition pendant 20 à 30 minutes une fois par jour pour maintenir leur pelage propre et prévenir les maladies de peau. Une boîte en plastique, en carton ou en bois devrait être présente dans la cage pour permettre à votre gerbille de s’y réfugier... ou de ronger ! Ne tentez jamais d’attraper votre gerbille par sa queue, car celle-ci pourrait vous rester dans les mains ! Prenez-la en joignant vos deux mains en forme de soucoupe et tenez la contre vous. Il est conseillé de couper les griffes de votre gerbille, pour votre confort et pour éviter qu’elle ne se blesse en se coinçant une griffe quelque part. Les gerbilles sont des animaux sociables. Il est préférable d’en avoir au moins deux, idéalement qui ont toujours vécu ensemble. Si vous voulez introduire une nouvelle gerbille, il est important de faire une quarantaine pour dépister un éventuel problème de santé. Certaines gerbilles sont porteurs sains de pathogènes qui peuvent être contagieux. Il est donc préférable d’acheter plusieurs gerbilles en même temps. Si cela n’est pas possible, on isole la nouvelle gerbille 40 jours dans une pièce différente, puis si tout va bien, on peut mettre les cages des gerbilles côte à côte puis organiser une rencontre en terrain neutre (nouvelle cage) sous surveillance.   Alimentation conseillée La base de l’alimentation de la gerbille doit être constituée de granulés complets de bonne qualité pour rats ou gerbilles. Les gerbilles sont omnivores. On peut donner des légumes, et des fruits en petite quantité. Un peu de yaourt ou de fromage peuvent être proposés occasionnellement. Les friandises sucrées et le pain sont à proscrire, car elles prédisposent à l’obésité.   Soins préventifs Il est important que votre petit rongeur soit vu en consultation afin de dépister d’éventuels parasites, des problèmes de santé, et afin de subir un examen dentaire. Des puces électroniques sont disponibles pour identifier les gerbilles et un fichier national permet depuis peu de vous contacter en cas de fugue. 
L'hypertension artérielle chez le chat.
18/06/2021

L'hypertension artérielle chez le chat.

A priori très rare chez le chien, le chat peut être volontiers sujet à l’hypertension artérielle. Cette maladie, longtemps sous diagnostiquée, peut avoir des conséquences parfois graves sur la santé de nos félins. Il est donc important d’en reconnaitre rapidement certains signes pour traiter précocement la maladie. Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ? Au-delà de la définition physique du phénomène (on considère ainsi une pression sanguine comme trop élevée  si elle est supérieure à 175 mm de mercure) , c’est la résultante  d’une pression d’éjection du sang par le cœur trop forte et (ou) de la résistance trop importante des artères à cette pression d’éjection. Mon chat a-t-il un risque de développer de l’hypertension ? Contrairement à ce qui se passe chez l’homme pour qui un mode de vie stressant est un facteur prédisposant bien connu à l’hypertension, chez le chat le stress ne semble pas jouer un rôle aussi important dans le développement de la maladie. L’hypertension est en revanche  plus fréquemment découverte chez des chats âgés,  et comme chez l’homme cette fois-ci, il semble  que le surpoids la favorise.  Pour cette raison, et bien d’autres,  maintenir votre chat à son poids idéal est indispensable pour sa santé. Quelles sont les causes d’hypertension ? Parmi les causes les plus courantes, il faut retenir les maladies rénales, l’hyperthyroïdisme, et certaines maladies cardiaques. - Il est courant de rencontrer de  l’hypertension  dans l’insuffisance rénale, et certains spécialistes avancent ainsi que plus de la moitié des chats souffrant de troubles rénaux présentent également des troubles de la tension artérielle. Si les mécanismes ne sont pas encore bien connus, une hypothèse évoque le mécanisme suivant : lors de maladie rénale, du tissu fibreux envahit le rein et le cœur augmente sa force d’éjection,  donc la pression, afin de favoriser la filtration rénale et compenser de la sorte la résistance liée à cette fibrose rénale. - L’hyperthyroïdisme,  quant à lui, est lié au  dérèglement du fonctionnement d’une glande située dans le cou,  proche de la trachée, la glande thyroïde. Cette glande augmente alors de taille et accroît ses sécrétions hormonales. Même si cette hyperthyroïdie est rarement cancéreuse,  l’augmentation importante de la synthèse d’hormones thyroïdiennes impacte un certain nombre de métabolismes, et en particulier le fonctionnement cardiaque :  le muscle cardiaque va pomper plus rapidement et éjecter avec plus de force le sang dans les artères.  Un quart des chats hyperthyroïdiens est ainsi exposé à un risque d’hypertension. - Enfin, parmi les causes les plus fréquentes, nous avons cité les maladies du cœur lui-même et en particulier  la  cardiomyopathie hypertrophique.  Si certains cas sont d’origine congénitale, les deux maladies précédentes peuvent également conduire à  ces troubles cardiaques.  La paroi musculaire du cœur s’épaissit et le volume des cavités ventriculaires diminue  : à chaque contraction le volume éjecté est  moindre et la perfusion  tissulaire en sang est insuffisante.  L’organisme tente de compenser en augmentant la pression sanguine.  Une anémie chronique peut aussi conduire au même phénomène. Quels sont les symptômes de l’hypertension artérielle, et comment la diagnostiquer ? Le signe le plus visible pour le propriétaire est souvent un signe assez tardif, mais particulièrement impressionnant : il s’agit de troubles de la vision , pouvant aller jusqu’à la cécité.  En effet le sang, dont la pression est trop élevée, peut occasionner des dommages dans l’œil : des hémorragies, un décollement de la rétine ou un glaucome. Bien souvent les signes sont moins évocateurs, mais si votre chat  boit beaucoup ou urine plus abondamment,  si son appétit devient capricieux,  il faut envisager la possibilité  d’une insuffisance rénale.  Dans d’autres cas, c’est une  hypertension intracrânienne  qui provoquera  des cris inhabituels,  ou un comportement anormal qui devra vous inquiéter. Depuis quelques années en médecine vétérinaire, le développement de nouveaux appareils permet de mesurer simplement et sans douleur la tension chez le chat. Avec de petits brassards à l’image de ce qu’utilisent les médecins, ou alors avec des méthodes Doppler. Ces mesures sont très précises et rapides. Quand faut-il faire surveiller la tension chez mon chat, et si elle est trop élevée, y a t-il des traitements ? Bien évidemment en cas de symptômes évocateurs que nous avons abordés plus haut, mais aussi en prévention il est conseillé de surveiller la tension. Chez votre chat  à partir de 10 ans et chez les chats insuffisants rénaux, un contrôle  fréquent est recommandé. En ce qui concerne les traitements, la pharmacopée vétérinaire s’est considérablement développée ces dernières années sur cette maladie et ses causes. Pour autant, les molécules utilisées en médecine humaine et en médecine vétérinaire sont assez différentes. Votre vétérinaire vous proposera le traitement le plus adapté à votre compagnon. Il peut être également intéressant  de modifier le régime alimentaire (réduire le sel notamment). Quel pronostic en cas d’hypertension chez mon chat ? Si les traitements sont bien suivis, les résultats sont souvent très bons. Seules les conséquences oculaires, notamment  le décollement de la rétine , si elles ne sont pas soignées à temps, En cas de doute donc, n’hésitez pas consulter votre vétérinaire, car si la rétine n’est pas remise en place dans les 24 à 48 heures, les dommages peuvent être irréversibles. Comme chez l’Homme l’hypertension artérielle peut avoir des conséquences importantes sur la santé de votre chat. Les progrès dans l’appareillage vétérinaire depuis quelques années permettent de surveiller simplement, plus précisément et sans grandes contraintes la tension de votre chat. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire.
Quiz: Les bruits des animaux
11/06/2021

Quiz: Les bruits des animaux

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Le Furet
04/06/2021

Le Furet

Carnivore de la famille des mustélidés (famille qui comprend également le putois, la belette, le vison...) En latin : Mustela putorius furo (putorius signifiant « puant » et furo « voleur » ). Le furet est un animal domestique (domestiqué vers 1300 av. J.-C. par les Égyptiens).   Caractéristiques Longévité :  6-8 ans en moyenne. Morphologie :  Corps très allongé , extrêmement souple petites pattes munies de griffes non rétractiles (moins « pointues » que celles du chat), tête triangulaire avec un museau fin petites oreilles contenant un cérumen brunâtre. Nombre de mamelles variable : généralement 8 mamelles. Peau : - très épaisse. - dépourvue de glandes sudoripares donc pas de possibilités de régulation de la chaleur corporelle : le furet supporte mal la chaleur. - nombreuses glandes sébacées : rends la peau grasse et est responsable de l’odeur forte surtout pendant la période de reproduction (intervention des hormones sexuelles). La stérilisation permet de diminuer l’odeur. Présence de sacs anaux de part et d’autre de l’anus : la vidange des sacs se réalise lorsque l’animal a peur ou qu’il se sent agressé. L’ablation des sacs anaux est maintenant interdite (excepté pour des raisons médicales) et ne permet pas de diminuer l’odeur du furet.   L’habitat - En appartement : Cage à plusieurs étages munie de plusieurs « cachettes » : tunnels, manches de vêtements... Bac à litière : les furets font leurs besoins dans un coin, mais il est très difficile de leur apprendre la « propreté » (à la différence des chats). Choix des jouets : il faut faire très attention aux jouets laissés à disposition : les furets avalent tout et n’importe quoi (ce qui peut créer des obstructions intestinales qui peuvent être mortelles) en liberté : les furets sont très curieux et font beaucoup de « bêtises » : grattent les plantes, renversent tout ce qui peut l’être, déplacent les peluches, mordillent les chaussons... Ne jamais les laisser sans surveillance en liberté dans un appartement « non sécurisé ».   - À l’extérieur : Les furets sont encore utilisés par certains pour la chasse : recherche des lapins dans les clapiers... Ils vivent alors souvent dans des « clapiers » dehors : les furets ne craignent pas le froid, mais les courants d’air ! (Il faut donc vérifier l’orientation du vent).   Les vaccins Le furet peut être vacciné pour 2 maladies virales contagieuses entre le furet et le chien : - la maladie de carré. - la rage : la vaccination n’est pas obligatoire, mais est nécessaire si l’animal est amené à voyager à l’étranger ou s’il va en camping.   Cohabitation avec les autres animaux: Le furet est leur prédateur naturel !!Entente possible avec chien et chat. Éviter la cohabitation avec des rongeurs ou des lagomorphes (lapins).   Alimentation C’est un carnivore strict (besoin d’aliments d’origine animale). Transit digestif très court ( 3-4 heures environ ) : la nourriture doit donc être constamment à disposition du furet et à volonté ( il régule lui-même son apport en fonction de ses besoins ). Tendance à cacher sa nourriture dans tous les coins : il faut donc privilégier les aliments secs (croquettes) pour éviter les « mauvaises surprises » !! Besoins protéiques très importants donc en protéines de très bonne qualité. Aliments disponibles : Croquettes pour furets ou croquettes pour chatons. Éviter l’apport de sucres.   Reproduction Maturité sexuelle vers l’âge de 5 à 9 mois (très dépendant de la photopériode). Signes de chaleur chez la femelle : vulve qui augmente de taille et devient très visible. Chez le mâle : odeur plus marquée que d’habitude. Accouplement très « sportif » voir violent. Durée de gestation : 42 jours en moyenne (de 38 à 44 jours). La stérilisation peut être réalisée à partir de 6 mois : castration chez le mâle et ovariohystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus) chez la femelle.   Différence mâle /femelle Le mâle est généralement plus trapu que la femelle (2 kg pour un mâle contre 0,4 à 1 kg pour la femelle). Le prépuce est situé juste en arrière du nombril et présence d’un os pénien.
Les races de chats
28/05/2021

Les races de chats

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La croissance de votre chiot : évitez les erreurs
21/05/2021

La croissance de votre chiot : évitez les erreurs

La période de croissance de votre chiot est une période cruciale de sa vie : il n’en aura qu’une seule et le bon déroulement de cette phase de sa vie va conditionner sa vie d’adulte. Pour autant, un certain nombre d’idées reçues circulent encore poussant les propriétaires à commettre certaines erreurs . Voici l’essentiel à connaître pour une croissance harmonieuse de votre chiot.   Établir sa courbe de croissance pour éviter les erreurs alimentaires La croissance varie en durée et en amplitude suivant la race, et en particulier selon le poids adulte. Ainsi, un chiot de petite race va multiplier son poids de naissance par 20 durant les 10 mois de sa croissance, alors que pour les races géantes, le poids est multiplié par 100 sur une durée qui peut aller jusqu’à 2 ans. Établir une courbe de croissance prédictive permet d’évaluer un écart, et de corriger avant que des effets irréversibles apparaissent. Paradoxalement, ces risques sont plus souvent liés à des excès qu’a des carences, puisque les aliments du commerce, pour chiot, sont assez souvent élevés en calories.   Comment gérer l’apport calorique ? Votre équipe vétérinaire peut vous proposer un suivi de la courbe de poids de votre chiot, et choisir avec vous l’alimentation la plus adaptée pour lui. Pour faire simple, vous pouvez, si vous connaissez le poids estimé de votre chien quand il sera adulte, retenir qu’au sevrage (vers 2 mois), il ne doit pas prendre plus de 3 à 4 grammes par jour et par kilo de poids adulte. Au maximum de sa croissance (environ 2 mois pour les petites races, 3 mois pour les moyennes, 4 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 5 mois pour les races géantes) ce gain de poids quotidien est de 4 à 5 g par jour et par kilo de poids adulte. Pour les races à risque de surpoids ou sensibles au niveau ostéoarticulaire, il est préférable de se situer sur le chiffre bas. Au maximum de ses besoins alimentaires (autour de 3-4 mois pour les petites races, 4-5 mois pour les moyennes, 5-6 mois pour les grandes races de plus de 25 kg, et autour de 7 à 8 mois pour les races géantes), votre chiot doit recevoir 10% de calories en plus que ce qu’il recevra adulte. Notons qu’à ce point de sa croissance votre chiot atteint les deux tiers de son poids adulte. Ensuite, l’apport calorique doit être diminué sinon, votre chiot risque de développer du tissu adipeux et donc d’être plus facilement en surpoids.   Quels risques durant la croissance ? La suralimentation ! Chez les races de petit gabarit (mois de 20 kg), une alimentation trop riche ou donnée en quantité trop importante entraine une prise de poids trop importante par développement de tissus gras. Chez les grandes races et les races géantes, une alimentation trop riche commence par accélérer la croissance staturale : le chiot est grand et maigre. En persistant à suralimenter le chiot, du tissu gras se dépose. Dans les deux cas, le surpoids, qu’il soit « gras » ou « maigre », va conduire à des troubles : malformations articulaires et obésité en particulier. Il ne faut jamais nourrir un chiot à volonté, il y a des risques à suralimenter !   Articulations : le calcium en excès est dangereux. Là également, on rencontre un certain nombre d’informations dangereuses. Durant les 5 premiers mois de sa vie, votre chiot n’est pas capable de se protéger d’un excès de calcium dans son alimentation . Si son alimentation est trop dosée en calcium, il risque de déposer ce calcium dans ses cartilages de croissance ce qui va provoquer des anomalies ostéoarticulaires irréversibles. Ajouter du calcium à une alimentation formulée pour les chiots peut donc s’avérer dangereux, et n’apporter aucun bénéfice. Votre vétérinaire et son équipe peuvent vous conseiller sur ce point. Pour limiter les défauts de croissance ostéo-articulaires de votre chiot, bien surveiller son alimentation est indispensable. Il est également conseillé de limiter tout exercice intense en pente (montée ou descente) : le poids est alors déporté sur les antérieurs ou les postérieurs et sollicite trop ses articulations très fragiles.   Quelle surveillance et quels risques faut-il prévenir ? Les vaccins   Votre chiot va sortir, grandir, développer son caractère et trouver sa place dans la famille. Avec votre vétérinaire, établissez son programme de prévention. Nous avons déjà vu les risques liés à l’alimentation qui devra être adaptée régulièrement, et si nécessaire, modifiée. Votre chiot est peut-être déjà vacciné, mais n’oubliez pas qu’un jeune a besoin de plusieurs injections vaccinales pour que la protection soit efficace. Certains vaccins sont effectués vers l’âge de 6 mois et en tout cas, séparément des vaccins courants. En fonction de votre région, de vos sorties ou voyages, il pourra être utile de protéger votre chiot de façon plus complète.   Les parasites   Les parasites internes et externes peuvent affecter la croissance de votre chiot. Un programme antiparasitaire est donc indispensable, programme qui doit être continué lorsque votre chiot sera adulte, en l’allégeant au besoin.   Apporter suffisamment de protéines pour la construction musculaire. Une idée reçue voulait il y a encore quelques années (idée qui circule encore hélas !) qu’une alimentation très protéinée soit préjudiciable à la croissance des chiots. De nombreuses études sont venues démontrer depuis qu’au contraire, c’est la restriction inadaptée qui est préjudiciable. Votre chiot doit donc recevoir une alimentation suffisamment protéinée pour développer harmonieusement sa masse musculaire. Le comportement de votre chiot va aussi se développer. Afin qu’il trouve sa place au sein de votre foyer, une éducation appropriée est nécessaire. C’est au plus tôt qu’il vous faut mettre en place cette éducation. Au moment de la puberté, la mise en place des hormones sexuelles induit des modifications qu’il faut connaitre et maitriser. Votre vétérinaire peut vous aider à bien conduire cette éducation. Si vous ne souhaitez pas faire reproduire votre chiot, envisagez la stérilisation. Elle a plus d’avantages que d’inconvénients, et ces inconvénients (prise de poids essentiellement) peuvent être prévenus efficacement. N’hésitez pas à consulter nos autres fiches.   La surveillance du squelette Durant la phase de croissance, et en particulier autour du « pic de croissance », il est conseillé de peser votre chiot toutes les deux semaines, de surveiller ses aplombs et d’adapter son alimentation en fonction de sa courbe de croissance. Son programme d’éducation doit aussi être adapté, autant pour développer correctement son caractère que pour limiter les risques ostéoarticulaires. Demandez à votre vétérinaire et à son équipe quel est le suivi idéal pour votre chiot en fonction de sa race, de son gabarit adulte et de votre mode de vie. Une croissance harmonieuse est garante d’un chien équilibré, en bonne santé, et fonde les bases de sa longévité à vos côtés. Fin de croissance 8 - 10 mois/12 mois/15 à 18 mois/18 à 24 mois Pic de croissance 2 mois/3 mois/4 mois/4 - 5 mois Pic de besoin 3 - 4 mois/4 - 5 mois/5 - 6 mois/7 - 8 mois   Conclusion : La croissance de votre animal est unique. Elle dépend de nombreux facteurs (race, mode de vie...) et se doit d’être maitrisée pour garantir un squelette et des organes en bonne santé une fois adultes. L’équipe de votre clinique vétérinaire possède les connaissances et les compétences nécessaires pour vous informer, vous conseiller et vous guider tout au long de la croissance de votre chiot.
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